L'accueil des touristes
Si, à la Réunion, on trouve plein de gens sympathiques, les touristes ne sont pas toujours bien reçus. Dès leur descente d'avion, ils ont affaire à des policiers ou douaniers à la mine renfrognée qui les renseigneront éventuellement du bout des lèvres. Ils ne trouveront pas de bureau de change. Enfin, s'ils prennent le taxi, ils ne verront pas le compteur tourner. Les taximen font payer à la tête du client et n'hésitent pas à racketter le touriste naïf.
Dans les hôtels et restaurants, c'est la galère pour les étrangers. Il est rare qu'un employé parle anglais ou une autre langue étrangère. L'accueil est plutôt froid. Ils ont parfois l'impression de déranger. Si la vaisselle est imposante, la nourriture est chiche et chère. Parfois, ce n'est pas très ragoûtant.
Le touriste cherche-t-il à s'amuser le soir ? La plupart des magasins en ville ferment à 18 heures. Les autochtones rentrent chez eux et les rues deviennent désertes. Saint-Gilles qui se targue d'être une station balnéaire est triste à mourir. Sur le port, les cafés et restaurants sont déserts. Pas de musique d'ambiance et quelques rares bipèdes qui passent en coup de vent.
La délinquance qui se développe à grande vitesse fait fuir ces touristes déçus. Nombreux sont ceux qui se font voler leurs papiers et argent.
Bref, le touriste n'a qu'une envie : repartir au plus vite chez lui ou aller à Maurice où il recevra un accueil chaleureux pour pas cher.
